Si tu connais quelqu'un qui s’exprime à l’écrit dans sa langue sans limiter son lectorat à ceux qui la connaissent, ce doit être un ciléaste...

Tu es poète, artiste, écrivain, journaliste, scientifique, et tu ne renonces pas à t’adresser au monde entier dans ta langue locale. Pour cela, il existe un moyen de l’écrire, la Ciléa - calligraphie interlinguistique, ethnologique et analytique, qui donne à tous la possibilité de la lire et de la comprendre, d’en apprécier la beauté et d’entrer dans ses catégories mentales et culturelles.

La méthode Ciléa est fondée sur une approche ethnographique de la grammaire et s’adresse à chacun de nous intimement dans notre activité de rédacteur et de lecteur de textes de toute sorte : utilitaires, littéraires, scientifiques, linguistiques, journalistiques…

L'objectif premier de la ciléa est de soutenir la diversité linguistique du monde en donnant la chance à toutes les langues de s'écrire et d'être lues sans limite géographique, sans limite éditoriale. Mais la technique d'écriture a deux autres fonctionnalités : elle fonctionne comme moyen de communication interlinguistique et elle constitue une aide très efficace à la didactique des langues.

Chose importante, la ciléa n'invente rien : elle réutilise toutes les merveilles que l'humanité a créées, sur tous les continents, dans tous les archipels, à toutes époques, et qui ne demandaient qu'à être mises en valeur, pour le meilleur service de nos contemporains.

Ci-contre :
Composition sur lettre tukuʔ - Civilisation épi-olmèque

 

La ciléa, c'est pour qui ?

C'est pour tous les gens curieux de découvrir : découvrir une discipline alliant mathématique et littérature, découvrir les peuples du monde, la diversité des langues, des prononciations et des catégories conceptuelles, pour mieux se découvrir soi-même.

Le lycéen qui cherche à pousser le rideau de son programme scolaire, l'étudiant qui se promet d'apprendre dans sa vie dix ou vingt langues et qui a besoin d'une méthode performante applicable dans toutes les situations, le citoyen engagé qui veut agir contre l'hégémonie des langues à très grande diffusion, l'enseignant intéressé par une approche originale de l'écrit, le régionaliste qui s'applique à diffuser sa culture locale, le dessinateur aux doigts agiles qui veut ajouter de la grammaire dans ses tableaux.

Pour faire connaître la ciléa, une présentation de cette technique vient de paraître aux Editions L'Harmattan :

Êtes-vous ciléaste ? Un voyage en grammaire ethnique
Auteur : Quémed-Yves Goument
10 mai 2019, 496 pages

Lien vers la page de l'éditeur :

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=63003&motExact=0&motcle=&mode=AND

Consultez l'extrait d'introduction sur le site de l'éditeur, et, sur la page ci-contre, les extraits des cours dispensés à bord de la caravelle Ciléa.

Des questions et des observations naîtront de la lecture de l'exposé sur la calligraphie interlinguistique. Vous pouvez les déposer sur le formulaire de contact afin d'obtenir la réponse.

Guerrier

Prions pour Vincent comme il priait pour nous.

Nous voyons un parallélisme, comme la répétition du même raisonnement, dans le sort réservé aux peuples et celui qu’on assène aux hommes, individuellement.

Nous écrivons dans « êtes-vous ciléaste ? » à propos de la mondialisation qu’elle « relègue froidement au hors-sol tout modèle rétif à la vassalité » et que pourtant « Nos multiples peuples que l’hégémonie de la technologie et de l’économie marchande tue au rythme d’un par semaine ne se privent pas de jouer avec les phrases et les mots ».

Les peuples tout petits, ces peuples de quelques dizaines d’individus, irriguent le monde de leur propre existence. S’ils ne sont pas vassaux des multinationales, on les voit condamnés.

La même condamnation est tombée sur Vincent, sous prétexte que son quotidien ne conviendrait pas à l’homme de la rue. Il ne court pas du boulot au supermarché, il ne répond pas aux sollicitations des annonceurs publicitaires et ne passe pas ses dimanches devant le feuilleton américain. Sa vie ne vaudrait donc pas d’être vécue. Même distance du pouvoir de l’argent, même condamnation.

Le cœur du pouvoir de l’argent a clairement annoncé la couleur : il y a les gens « qui ont réussi » et « ceux qui ne sont rien ». Son tribunal a parlé, militant d’un seul homme contre l’humanité.

La vie d’un grabataire est toute prière, il ne peut pas courir, mais prier, il peut le faire. Au-delà des sentences de mort que chacun a à la bouche, puisées dans le prêt-à-penser diffusé sur tous les terminaux médiatiques par les organes du pouvoir, nos amis grabataires et nos parents âgés irriguent le monde de leur propre existence.

Prions pour eux comme ils prient pour nous.

Date de dernière mise à jour : 21/07/2019